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Le voyage

Samedi 5 décembre

3H30 du matin : toc toc toc… les trois coups sont donnés par papa Savignon, en cette froide matinée de décembre. Après nous être rapidement douchés et avoir avalé un café et un petit croissant, nous sortons avec armes et bagages. Nous chargeons la voiture. Un peu de neige virevolte dans le ciel, ce qui provoque la plus vive inquiétude chez le père Savignon, qui démarre en trombe, au cas où le temps se dégraderait en chemin.

Heureusement, il ne se gâtera pas et nous arrivons vers 5 heures 45 à l’aéroport de Satolas, malgré une barrière de dépose minute récalcitrante.

Nous cherchons le comptoir d’enregistrement de la compagnie Régional Air Lines avec laquelle nous devons voler jusqu’à Madrid. Nous y enregistrons 3 bagages.

Vient alors le temps des au revoir avec mes parents. Un certaine émotion se lit sur le visage de maman Savignon. Nous passons le portique vers la zone d’embarquement. J’essaie de parlementer pour ne pas passer mon appareil photo aux rayons X, mais c’est peine perdue. C’est promis, je ne recommencerai pas…

7 heures : L’avion s’envole comme prévu, en direction de Madrid. Le vol se passe sans encombre. Nous avons même la chance d’apercevoir les Pyrénées au petit matin. Nous arrivons finalement à Madrid, vers 8H30. Ici, nous devons maintenant patienter pendant 3H15.

Nous commençons par nous dégourdir les jambes, en arpentant les couloirs de l’aéroport, puis nous sortons un petit moment, afin de profiter des premiers rayons de soleil de cette matinée glaciale (-4°).

Après avoir bu un jus d’orange dans la zone d’embarquement de l’aéroport, nous nous installons à bord du Boeing 747 de la compagnie Aérolinéas, qui va nous emmener jusqu’à Buenos-Aires. Là commence la partie la plus longue de notre périple. Nous attendons tout d’abord une heure à terre, avant de nous envoler pour 12 longues heures.

Nous arrivons finalement à 21H, heure locale, à Buenos-Aires. Nous avons moins d’une heure pour prendre l’avion suivant, qui nous mènera au but de notre voyage, à Santiago du Chili. Alors que nous sommes déjà installés dans l’avion, nous assistons au chargement des bagages. Nous voyons défiler un, puis deux de nos bagages, mais pas le troisième. Isabelle va faire part de notre observation à un steward, qui nous rassure… mais ne voyant toujours rien venir, elle insiste. Il nous affirme alors que tous les bagages de l’avion de Madrid ont pu être chargés, que le notre l’a sans doute été avant que nous ne puissions le voir. Toujours est-il que l’avion s’envole, alors que le doute est toujours installé en nous.

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