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Nous retournons par le même itinéraire que la veille, vers la route n° 5. Nous nous dirigeons alors vers la petite ville de Chomchi. Nous y visitons un intéressant musée rural, guidé par un gentil papi qui nous explique un certain nombre d'éléments de la vie d'antan à Chiloé. Nous sommes notamment impressionnés par l'intérieur reconstitué d'une ancienne cabane chilotte, composée d'une seule pièce, au milieu de laquelle se trouvait un grand âtre, légèrement en dessous du niveau de la pièce, autour de laquelle les habitants s'installaient pour manger et dormir.
Nous apprenons également que le tremblement de terre qui secoua le Chili en 1960, avait provoqué l'abaissement brutal de plus de trois mètres, des terrains portuaires de Chomchi, plongeant un grand nombre d'habitations sur pilotis, au dessous du niveau de la mer.
Après cette visite, nous achetons quelques souvenirs, puis nous repartons en direction de Castro. Nous y faisons quelques courses, y pique-niquons sur la grand-place centrale, puis nous décidons d'aller visiter la presqu'île qui fait face à Castro, au nord-ouest.
En chemin, nous nous arrêtons sur le bas coté de la route, afin d'entreprendre une fouille systématique de nos bagages: au moment de téléphoner en voulant utiliser ma carte téléphone ; deux heures plus tôt, je n'ai pas trouvé mon portefeuille Etant donné que celui-ci ne contient ni argent ni pièce d'identité, je ne me suis pas affolé outre mesure, mais je reste turlupiné par cette disparition. La recherche parmi mes bagages n'est pas vaine, et me permet de mettre la main sur le portefeuille.
Nous progressons maintenant sur une piste contournant la baie de Castro. Nous filons en direction du petit village de Tutuy, qui se situe juste en face de Castro.
En chemin, nous nous engageons sur une piste qui nous mène jusqu'à une petite crique où se nichent quelques maisons multicolores. En approchant de la mer, le chemin a une déclivité de plus en plus forte; Cela inquiète Isabelle, dans la perspective de la remontée, d'autant plus qu'elle s'aperçoit que le sol relativement meuble risque de nuire à l'adhérence de la voiture.
Je passe outre ces remarques, et descend jusqu'à la plage avec notre véhicule.
Nous cheminons durant un moment au bord de l'eau, profitant de l'atmosphère paisible du lieu, puis nous rebroussons chemin, moi au volant, Isabelle à pied, afin de mettre le maximum de chance de notre coté pour remonter la difficile côte. Et ce qui devait arriver arriva: alors que je ne suis plus qu'à 10 mètres de la fin de la partie la plus pentue de la grimpette, la voiture se met à patiner. Plus moyen d'avancer. Isabelle, de plus en plus inquiète, se voit déjà passer la nuit ici. Je la rassure, en lui disant qu'au pire, nous trouverons bien quelque autochtone, pour nous aider à pousser la voiture, puis j'effectue une nouvelle tentative, en redescendant en marche arrière, afin de prendre un maximum d'élan sur la partie la moins pentue située au début de la côte, pour passer la zone difficile. Et c'est ainsi que nous nous tirons de ce mauvais pas.
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