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Samedi 26 décembre
Nous nous levons péniblement à 10 heures. Trop tard pour prendre le petit déjeuner à la pension. Nous chargeons donc un sac de quelques affaires et nous nous dirigeons vers une panaderia (boulangerie) que l'on nous a indiquée. Au bout d'un quart d'heure, nous l'atteignons. Nous faisons les provisions nécessaires, puis nous allons nous installer sur un banc d'une place toute proche. Il est 11 heures et il fait déjà chaud.
Après nous être copieusement restaurés, nous quittons cette place fort agréable, en cheminant le long de petites rues. Nous atteignons bientôt un palais dans le jardin duquel ont été disposés différents sapins de Noël composés par une vingtaine de pays, parmi lesquels nous trouvons celui de la France, mais ni l'Espagne ni le Royaume-Uni! Ces sapins dans un jardin de nature plutôt exotique offrent une vision plutôt surréaliste, mais, sous le soleil éclatant, cela donne un spectacle féerique.
Nous continuons notre progression. Nous nous trouvons maintenant dans le secteur piétonnier où nous étions parvenus la veille. Cela grouille de monde. Nous y faisons quelques emplettes (dont un maillot de bain deux pièces pour Isabelle!). Nous traversons ensuite la rivière boueuse qui traverse Santiago; il s'agit presque d'un torrent de montagne dont les eaux sont chargées par la fonte des neiges. Nous atteignons le secteur du marché. Ici, des fruits et des légumes à volonté, et pour des prix barratissimo! 5 Francs le kilo de cerises! Nous faisons provision pour le repas du soir.
En attendant, nous souhaitons manger dans un restaurant végétarien. Nous en trouvons un. La nourriture qu'on y sert nous régale, et ceci toujours pour un prix modique. Nous quittons ce restaurant vers 16 heures et nous nous dirigeons vers le Cerro San Cristobal, une petite colline sur laquelle a été édifié un dédale d'escalier et de jolis terrasses ombragées. Nous nous installons sur un banc. Isabelle fait un petit somme , tandis que je bouquine. Nous quittons ce lieu agréable vers 17 heures. Nous traversons un autre parc tout près du fleuve , puis reprenons la direction de notre pension. Nous passons bientôt près d'un marché artisanal. Nous nous y arrêtons et faisons quelques achats, avant de nous diriger vers le métro tout proche, qui nous ramène en quelques minutes à notre logis. Il est 19 heures. Après une petite douche, nous ressortons , pour nous diriger vers la petite place où nous avions déjeuné, le matin même.
Nous y prenons un repas du soir essentiellement composé de fruits puis nous rentrons vers 22 heures.
Dimanche 27 décembre
Pour la dernière journée de notre séjour au Chili, nous nous levons à 10 heures puis partons pour un nouveau périple dans Santiago. Nous remontons l'avenue O'Higgins. Il fait déjà très chaud. Nous sommes à la recherche d'un café pour déjeuner. Ceux que nous voyons le long de l'avenue ne nous inspirent guère. Alors que nous traversons l'avenue, en passant par le métro, nous nous arrêtons dans une boulangerie. La patronne, nous entendant parler français, se met à nous héler en français. C'est une vieille dame qui a vécu à Clermont Ferrand. Toute contente de nous voir, elle nous raconte des bribes de sa vie.
Le ravitaillement fait, nous prenons l'avenue piétonne Ahumada. Nous nous arrêtons dans un café Caribe, pour prendre une boisson chaude, puis nous poursuivons en direction du Cerro San Cristobal, montagne culminant à 800 mètres d'altitude, l'altitude moyenne de Santiago étant 400 mètres. Au pied de la colline, nous remontons une petite rue commerçante, bordée de restaurants et d'étals de souvenirs. Nous sommes dans le "quartier latin" de Santiago. Nous nous arrêtons pour manger.
Après un repas fort agréable sous une terrasse ombragée, nous débutons l'ascension du Cerro San Cristobal, laissant à notre droite, le funiculaire qui permet de grimper au sommet en 5 minutes. Il fait une chaleur torride, la radio nous annoncera que la température est monté jusqu'à 37°. Les pentes sont très sèches. La région de Santiago subit actuellement une très grosse sécheresse. Il n'a quasiment pas plu depuis août. En conséquence, une grande partie de la végétation est desséchée.
Au bout d'une longue ascension de près d'une heure, nous atteignons le sommet de la colline. La vue est magnifique. Elle embrasse la ville et la cordillère enneigée. Tout en haut du cerro, a été édifiée une église en pleine air. De ce site, le pape Jean-Paul II a béni la ville en 1987.
Nous buvons un verre à la terrasse d'un restaurant, puis nous redescendons, en empruntant le funiculaire. En bas, nous suivons à nouveau la rue bordée d'étals.
Nous nous arrêtons plusieurs fois pour acheter quelques souvenir, puis allons jusqu'à une boutique vendant des bijoux en pierre de Lapis-Lazuli, pierre rara que l'on ne trouve qu'au Chili et en Afghanistan.
Nous poursuivons, en nous dirigeant vers le marché couvert, dans lequel nous avions fait provision de fruit, la veille. Malheureusement, peu de boutiques sont ouvertes. C'est déjà étonnant d'en trouver quelques unes, un dimanche après-midi. Nous achetons quelques melons, puis reprenons la direction de notre pension. En chemin, nous retirons l'argent nécessaire au paiement de notre chambre et de la taxe d'aéroport, puis nous achetons quelques victuailles pour le repas du soir, que nous prenons dans la chambre. Nous nous couchons tôt, et alors que nous commençons à nous endormir, nous entendons soudain des bruits de pétards. Serait-ce un coup d'état ? me demande Isabelle, angoissée. Il s'agit en fait d'un feu d'artifice, tiré en l'honneur de notre départ !!!
Lundi 28 décembre
C'est le jour du retour, l'épilogue de notre beau voyage. Un chaud soleil règne sur Santiago, quand nous sortons de la pension. Il est 7 heures 30. Une navette de la compagnie "Transfer" nous emmène à l'aéroport, où nous patientons près de deux heures avant le début de l'enregistrement des bagages. L'hôtesse des bus "Tranfer" nous avait pourtant certifié qu'il fallait venir très tôt… mais elle était sans doute guidée par un autre intérêt: celui d'optimiser les allers et retours de ses navettes.
Une fois dans la zone d'embarquement, nous apprenons que l'avion décollera avec une heure de retard. C'est finalement à 12 heures 45 que nous quittons la terre Chilienne, avec un brin d'émotion, riches de mille souvenirs, en nous disant qu'un jour, sans doute, nous reviendrons explorer ce si joli petit bout de planète.
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